L’air climatisé dans les hôpitaux

L’air climatisé dans les hôpitaux

Les grandes chaleurs des dernières semaines nous ont fait réaliser à quel point un système d’air climatisé peut être indispensable lorsque le mercure atteint des sommets qui touchent les limites du tolérable. Les commerces de grandes surfaces, les centres commerciaux et la plupart des bureaux en sont munis, qu’en est-il des hôpitaux?


Malheureusement, au Québec, la plupart des unités de soins constituant les hôpitaux ne sont pas encore équipées de cette technologie miracle qui permet de tempérer un bâtiment afin que ses occupants y soient confortables. 


En plus d’héberger durant de plus longues périodes des gens ayant besoin de traitements pour différentes conditions, maladies ou blessures, les hôpitaux reçoivent chaque jour de nouveaux patients qui sont malades ou blessés. Si des individus en pleine forme apprécient grandement pouvoir passer leurs journées dans un environnement où la température est agréable. Il faut se mettre à la place des patients dont la condition les indispose tels que par exemple, des personnes en fin de vie ou encore des individus ayant besoin de soins de longue durée.

Il est prouvé qu’un système d’air climatisé central permettant de réguler la température ambiante permet aux patients de récupérer plus rapidement. En effet, comme le corps d’une personne malade n’arrive pas à réguler sa température comme une personne en bonne santé, il est préférable de ne pas l’exposer à des hauts et des bas de température. Également, lorsque le mercure atteint les 30 degrés Celsius, les patients sont exposés à des risques de déshydratation. Particulièrement vrai chez les enfants et les personnes âgées, il est prouvé qu’une personne malade ressent moins la soif qu’une personne en bonne santé. Ce qui fait que sans une supervision accrue du personnel infirmier s’assurant que tous les patients s’hydratent adéquatement, ces derniers sont exposés à des risques d’insolation. On oublie qu’une insolation n’est pas nécessairement causée par une longue exposition au soleil. Ça peut survenir lorsqu’il fait plus de 30 degrés Celsius, qu’il y a absence de vent et que l’on ne boit pas assez d’eau. Par exemple, des patients cardiaques courent un grand risque à demeurer dans un environnement où les températures sont élevées, car leurs corps ne supportent pas la chaleur comme une personne sans cette condition. La chaleur peut aggraver leur condition.

Les grandes chaleurs sont difficiles pour les patients, car elles ajoutent à leurs maux, mais qu’en est-il du personnel infirmier? Les effectifs doivent être augmentés en période de grande chaleur, car la condition de certains patients s’amplifie. Ça, c’est sans compter le nombre de personnes qui doivent se présenter à l’hôpital à cause de problème de santé intensifié par la canicule. Il est difficile de travailler dans de grandes chaleurs. Le personnel est démotivé et se fatigue plus rapidement dû à la lourdeur de la température ambiante. Le travail de ces individus est extrêmement important, il faut faire attention à les garder en bonne santé physique et mentale.

Finalement, d’un point de vue monétaire, il faut considérer que l’augmentation de la vigilance vis-à-vis les coups de chaleur, l’aggravement des conditions des patients et l’épuisement plus rapide du personnel coûtent de l’argent au système. Pour le bien de tous, il faudrait agir face à cette situation.

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